En tant que professionnels, nous passons la majorité de nos journées aux bureaux et donc dans des espaces clos. Pourtant, la qualité de l’air à l’intérieur de ces locaux a un impact direct sur notre bien-être et notre santé. Comme les entreprises ont l’obligation de garantir un environnement de travail sain à leurs salariés, elles doivent régulièrement effectuer un diagnostic de la qualité de l’air intérieur. Nous en parlons justement à travers ces lignes en regardant de plus près le déroulement de ce processus. Découvrez !
En quoi consiste le diagnostic de la qualité de l’air intérieur en entreprise ?
On a souvent tendance à penser que l’air à l’intérieur d’un bâtiment ou d’un logement est plus sain que l’air extérieur. Pourtant, ce n’est pas le cas. C’est pourquoi il est important d’entreprendre régulièrement un diagnostic de la qualité de l’air intérieur en entreprise.
Comme son nom l’indique, il s’agit d’un processus incontournable pour garantir la santé et le bien-être des occupants des immeubles professionnels. Il doit aussi être entrepris pour se conformer aux règlementations en vigueur.
En outre, ce diagnostic permet de détecter les polluants présents dans les locaux et d’identifier leur source. Pour sa mise en œuvre, faire appel à un professionnel du domaine est indispensable.

Comment réaliser le diagnostic de la qualité de l’air intérieur en entreprise ?
Comme il est dit plus haut, cette opération nécessite l’intervention d’un expert en diagnostic de la qualité de l’air intérieur en entreprise. Pour ce faire, ce professionnel utilise des instruments de mesure spécifiques. À ce titre, il met en place des capteurs d’air dans les différentes pièces à expertiser. Pendant les 24 heures qui suivent l’installation, ces appareils vont capturer les molécules présentes dans l’air ambiant. Les prélèvements seront par la suite analysés pour être identifiés et quantifiés. Le but de cette opération est de déterminer leur concentration en agents polluants.
L’intervention se poursuit par la recherche des sources de pollution. Elle se traduit par une inspection du site de l’entreprise pour mettre la main sur les origines potentielles de la pollution. Entre autres, celle-ci peut provenir des matériaux de construction, des produits d’entretien, du mobilier, des systèmes de ventilation ou encore de la présence de moisissures.
Le professionnel établira alors un rapport qui détaille les résultats du diagnostic, l’identification des sources et éventuellement les non-conformités détectées à l’issue de son intervention. Pour améliorer la qualité de l’air intérieur (QAI), il donnera, par conséquent, des recommandations. Selon les cas, il peut s’agir de :
- l’optimisation des systèmes de ventilation et d’aération,
- du choix des matériaux et des produits d’entretien contenant moins de polluant,
- de la mise en place des bonnes pratiques d’aération et de nettoyage
- de la sensibilisation des occupants sur le site internet par exemple

En conclusion, il est indispensable pour les sociétés de procéder régulièrement à un diagnostic de la qualité de l’air intérieur au sein de leurs locaux professionnels. Cette démarche ne doit pas être perçue uniquement comme une contrainte réglementaire à laquelle il faut se soumettre, mais bien comme une nécessité stratégique pour préserver la santé, le bien-être et la productivité des collaborateurs. En effet, un air intérieur de mauvaise qualité peut engendrer divers troubles : fatigue, irritations, maux de tête, voire pathologies plus graves à long terme, impactant ainsi directement la performance et la satisfaction au travail. Le diagnostic s’effectue selon une méthodologie rigoureuse : il commence par l’installation d’instruments de mesure adaptés afin d’analyser les différents polluants présents. S’ensuit une phase d’identification des sources de pollution internes et externes, telles que les matériaux de construction, les produits d’entretien, ou encore les systèmes de ventilation défaillants. Enfin, des recommandations ciblées sont formulées pour améliorer durablement la qualité de l’air : ajustement des systèmes de ventilation, choix de matériaux moins polluants, mise en place de protocoles de surveillance, etc.
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